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  Mot du Président
« Les problèmes communs à l’Afrique sont bien réels et d’une visible gravité. Trouver une solution définitive et durable à ses maux qui ont pour nom, pauvreté, sous-développement, épidémies ou pandémies récurrentes, mortalité infantile élevée, manque de soins, d’éducation, d’infrastructures, sans évoquer encore la corruption endémique… est une évidence. Sauver l’Afrique de ses multiples calamités est une nécessité absolue pour tout homme de progrès ou de bonne volonté et soucieux de ses semblables. Mais plus sûrement encore, pour tout humain responsable et conscient des imbrications multiples de la globalisation actuelle des échanges.
Le malheur des uns ne fera pas éternellement le bonheur des autres, l’interdépendance des nations du monde est aujourd’hui une réalité avec laquelle il faut compter. Durablement.
De manière très pragmatique, lutter pour le développement signifie permettre à chacun d’accéder à une vie digne, à un minimum de ressources, à la satisfaction de ses besoins primaires, se nourrir, se soigner, parvenir à être éduqué et formé…
C’est en réalité à partir du terrain et de ses réalités-là, au plus près de la vie des hommes et des femmes, des communautés et des villages d’Afrique que le développement peut et doit advenir.
Le développement doit en réalité partir de la personne et de la plus petite cellule de base de la société, le ménage.
Si le développement passe par des projets macroéconomiques, il est aussi local, parce qu’il ne s’agit pas de construire les richesses à partir du sommet, autrement dit vers des populations passives. L’Etat peut créer une route, un hôpital, un dispensaire, mais il appartient à chacun de faire en sorte que son repas quotidien soit assuré. Là, n’est plus le rôle de l’Etat. L’essentiel du processus du développement se situe à la base auprès des familles. Si la base s’enrichit, l’Etat s’enrichit.
C’est au ménage qu’incombe le développement parce qu’il est le foyer naturel où se forgent et se gravent de manière indélébile dans le cœur des enfants les normes cardinales d’une société. C’est d’abord dans son sein que s’acquièrent les valeurs du travail et du progrès, le sens du respect de la loi, de la nature et de l’homme. Bref, le développement économique et social dépend, pour l’essentiel, de l’état moral et matériel des ménages. C’est pourquoi le développement économique et social appelle une stratégie de conversion des mentalités pour s’adapter enfin au monde tel qu’il s’offre à nos regards. Un monde qui n’est plus celui de nos parents qui vivaient en quasi autarcie, mais un monde ouvert et globalisé, marqué par l’irruption des nouvelles technologies et dominé par la finance.
Cette manière de penser et d’agir, ce mode de développement participatif, nous l’avons appelé «développement de proximité », car il émerge du plus proche, de la plus petite cellule de la société, le ménage. Cette manière-là de penser le développement revient au fond à considérer que les peuples doivent être les acteurs de leur propre développement, sous peine… de ne pas se développer. Il faut que les villageois eux-mêmes aient la capacité d’imaginer leur avenir, sur le plan humain et social, c’est-à-dire, aménager au mieux la cité. Etre capable d’imaginer son avenir, d’être en rapport avec le monde extérieur, et continuer ce processus pour être en phase avec ce monde qui change et évolue sous nos yeux.
Le développement, ce n’est pas autre chose ! Ces quelques idées et propositions contenues dans ce document ne sont pas le fruit de spéculations intellectuelles, mais le résultat d’une expérience très concrète menée depuis plus de trente (30) années dans un petit village de la région de Soubré en Côte d’Ivoire nommé, Yacolidabouo. Ce que j’appelle « développement de proximité » est le fruit des multiples échecs, hésitations, blocages, ouvertures, avancées et réussites des projets menés par les villageois de ce petit village bété de l’Ouest ivoirien.
Le défi propre à cette méthode fondée sur l’expérimentation est pour moi d’aider à l’émergence d’un homme africain nouveau capable de s’organiser et de prendre des initiatives dans le monde complexe et ouvert qui se dessine sous nos yeux. Rude tâche pour laquelle je n’ai cessé de me battre depuis plus de trente ans. Et d’espérer ».


Marcel ZADI Kessy
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